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6 et 7 juin 2009 - Coupe de France à Marseille
- Bouches du Rhône
(13) |
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Le commentaire
- Les
photos -
Détail du challenge -
Championnat manche 9 -
Championnat manche
10 |
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Lorsque le
calendrier fut dévoilé par la CN-BMX, les dates du 6 et 7 juin
furent immédiatement réservées pour nombre d’entre nous.
Habitués aux pistes installées en zones pavillonnaires, dans des
complexes sportifs ou des parcs d’exposition, nous fûmes
alléchés par l’attirante proposition du BMX des Pennes Mirabeau
qui avait eu la géniale idée d’aller rider sur la plage du
Prado.
Bien inspirés, les sudistes, sur ce coup là ! Ils bénéficièrent
des installations de la Ville de Marseille pour ses jeux d’été,
démo de Beach volley, de Beach soccer. Les tribunes étaient
prévues, restait à déposer en bord de mer une piste de race.
Ce qui longtemps fut remis en cause par des rumeurs d’annulation
eut bien lieu dans un site inespéré. Le fameux soleil de
Marseille, La plage et ses attraits de printemps et des
spectateurs ravis de voir les pilotes en découdre sur fond de
Méditerranée turquoise. Alors, la piste, justement, parlons en.
Courte, (236 m) elle contraignait les pilotes à enchaîner sortie
de grille, accélé puis première ligne sans fausse note pour se
donner des chances sérieuses. |
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La leçon du jour.
Disons-le tout de suite Mathias et Ludo ne sont pas sortis des
manches. On imagine aisément que cela ne les a pas satisfait.
En ayant des quarts directement après les manches, Ludo se
trouvait confronté, dès les qualifs, à un niveau huitième qu’il
n’a jamais franchi cette année. Il ne trouva pas la solution,
même en trois tours. |
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Quand à Mathias, il
vécu la désagréable expérience de se voir sur les feuilles de
huitième, puis rappelé par le président du jury pour s’entendre
dire qu’il avait été qualifié par erreur, pour semble-t-il, une
histoire de place en 3ème manche le défavorisant.
Si l’on peut se satisfaire que l’esprit sportif ait été respecté
dans cette histoire, on regrettera que le bon pilote n’ait pas
été identifié de suite. On se souviendra néanmoins dans cette
histoire de la maxime de Ronald : « Tu n’as qu’a être devant » |
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Alex était venu pour
une qualif en cruiser. L’objectif était jouable même si les
adversaires directs étaient tous de seconde année. Sortir des
qualifications lui aurait offert un bon espoir. Deux chutes en
seconde et troisième manche mettront un terme aux espérances.
Deux chutes provoquées par d’autres pilotes. Dommage ! Mais pour
éviter de tomber par la faute d’un concurrent qui glisse devant
soi, « tu n’as qu’à être devant » |
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Le commentaire
laconique sur la demi finale de Tony tient du peu d’informations
glanées à ce sujet. C’est bien dommage il y avait sûrement
matière à raconter ! Il reste qu’une performance de ce type a
fait plaisir à l’ensemble du groupe présent sur la piste et à
ceux qui apprirent la nouvelle pendant leur trajet de descente
en voiture. |
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Restait donc le dimanche, et l’explication des grands. |
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Avant cela, Alex en
avait décousu en cadets. S’il resta sur sa faim en ne sortant
pas des huitièmes, quelques éléments de satisfaction sont à
noter, des sauts en paquets pour gratter 2 places en manches en
fin de première ligne, une belle sortie de grille en huitième,
de l’envie sur le vélo. |
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Avec une demi en
cruiser, Tony nous avait mis l’eau à la bouche. Son résultat en
huitième est un peu décevant, il paye une sortie de grille
moyenne et une fin de première ligne ou il ne peut s’extraire
des extérieurs et faire la différence sur le dernier obstacle.
Dommage. |
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Pour Ronald et Léo,
l’affaire se présentait différemment. Avec des manches à 5, la
question de la stratégie de course prend toute son importance.
Même sur une piste courte et étroite. Alors que toutes les
analyses sur l’importance du start et de la première ligne
fusaient dans les paddocks, Léo, efficace aux essais sur
l’exercice du départ, peinait à reproduire les mêmes perf en
manches. 5ème au départ, il se cale dans la roue de 4ème. A
l’affût, il s’en va chercher les bonnes places dans le dernier
virage. Les portes de la demi s’ouvrent à lui. Une autre
histoire aussi puisque 8 costauds s’annoncent en prégrille. La
stratégie de course s’en trouve modifiée. Et Léo sort les watts.
Dans le bon rythme dès le bas de butte il se place aux
intérieurs en seconde ligne. C’est sans compter le retour d’un
adversaire avec lequel s’engage un bras de fer en dernière
ligne. Un pneu, c’est ce qu’il a manqué pour finir la saison
comme il l’avait commencé, en finale avec Ronald. |
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Car une fois de plus
Ronald a mis en pratique les vieux adages résolument répétés aux
plus jeunes. Après une première manche décevante, (4ème alors
qu’il partait d’un couloir favorable), Ronald lâche : « Je vais
faire ma récup ! » Récupération physique, bien sûr et mentale.
Car à chaque fois qu’il ne satisfait pas de sa prestation il
s’isole pour mieux se préparer à la suite. La suite on la
connaît, il retrouve certaines couleurs et valide son ticket
pour la demi avec un couloir non pénalisant. Une demi finale
passée à assurer sa première ligne pour finir dans un top huit
qu’il était venu chercher. |
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Duel au soleil
Puis, vient le dernier tour. Avec Ruben à sa gauche en grille
Ronald sait qu’il doit être performant au départ. Ruben dont le
point fort est la sortie de grille et l’accélération place le
coup de rein qu’il faut pour s’extraire en tête. Et son coude
droit vient butter dans le coude gauche de Ronald qui tient bon
sa place. Le mano à mano entre les deux pilotes durera toute la
première ligne. Côte à côte ils passent les obstacles sans
dériver de leur trajectoire d’un iota et se livrent un combat
acharné. Ruben rendra les armes avant la dernière bosse. Cette
passe d’arme aura pourtant coûté quelques mètres à Ronald, qui
aura vu à sa gauche passer Nico Brusson et Pat Bontemps. Une
bonne trajectoire dans le premier virage lui permettra de passer
le dijonnais. Devant, le leader est trop loin. C’est en seconde
place que Ronald franchit la ligne devant Nico Brusson et Ruben
très agacé par son résultat. Pourtant, au-delà de la frustration
et de la déception, Ruben en homme intelligent entend bien la
petite voix du coach qui inlassablement résonne à son esprit et
lui répète « Tu n’avait qu’à être devant ». |
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Paul
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