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La chrysalide du
racer.
L’indoor de
Saint-Etienne fait dorénavant partie de ces incontournables rendez
vous de la mouvance BMX en France et en Europe. Il doit sa
notoriété à une organisation solide et, depuis 2 ans maintenant,
des pistes dont la qualité et l’intérêt du dessin sont reconnus.
Greg MOREIRA Le concepteur du terrain de jeux de ce week-end a
proposé une série d’obstacles roulants pour les plus petits (1
ou 2 pupille et une quinzaine de benjamins se sont lancés sur
première double en seconde ligne) mais permettant aux plus
grands de faire parler leur vitesse et leur technique ou le
rider « Accélérator » n’aurait pas la vie aisée face aux «
vélociraptor ».
Alors, donnez un jouet de ce type aux pilotes et ils se
chargeront de proposer un spectacle à la hauteur de l’événement.
En vrac on aura vu de nombreuses explications à trois de front
en troisième ligne, une seconde partie de piste offrant aux
oubliés des extérieurs la possibilité de se refaire la cerise,
de nombreux dépassements, une arrivée en 1/2 cadet à 5 pilotes de
front. En un mot, du beau spectacle offert par les pilotes qui
s’en donnaient la peine.
Notre délégation, la plus importante en quantité avec 14
pilotes, permettait d’envisager avec espoirs quelques résultats
intéressants. Mais disons le d’emblée, cette première manche
laisse un goût amer. Au-delà de l’horizon norvégien qui
s’assombrit pour certains du fait d’un résultat médiocre, les
valeurs fondamentales du club ont été quelquefois galvaudées
dans la manière.
Quelques satisfactions émergent pourtant. Alex, David, et JF
sont les seuls à prendre place dans les quinze premiers au
classement à l’issue de cette épreuve. (NDLR: Aucun
francilien en finale, sic)
Le Piège Stéphanois
Les trois tours de JF ne satisfont pas son appétit de résultat.
Il souhaitait un quart de finale. La tâche était rude. Accusant
un déficit de d’âge de 10 ans et autant d’expérience en moins si
ce n’est plus, JF n’a pu rivaliser avec les « jeunes »
quarantenaires nouvellement arrivés dans sa caté. Heureusement
l’UEC ayant créé une caté 45 et +, il pointe à la 5ème place
dans sa tranche d’âge.
Les objectifs d’Alex sont clairs et sa demi finale le positionne
dans le bon wagon. En mal de start avec une grille qu’il n’aura
jamais su réellement maîtriser, il applique les consignes du
Boss qui, à distance via Internet et la diffusion de la
compétition, distille ses précieux conseils. A ce sujet,
l’initiative de l’organisation est à saluer. La diffusion
d’images de cet Indoor via un moyen moderne de communication ne
peut que participer au développement de la discipline. Bravo les
Stéphanois à ce sujet.
David s’offre lui aussi cette demi finale qui lui permet
d’intégrer le top 15 dans une caté ou les anciens Elite et
Nationaux refont surface. Sans véritable préparation (suite à
son arrêt d’un mois pendant l’automne) il arrivera avec peu de
moyens physiques, mais en gérant ses courses dans un style «
DUART » pur sucre (de canne, bien sûr !) à se sortir du piège
stéphanois. Trois besogneux qui ont fait le boulot, auront
réussi sur leurs points forts, sans être pénalisés par leurs
faiblesses.
Un piège qui n’aura laissé aucune chance aux « PROVINI Brothers
». Ils découvraient tous deux ce genre de compétition et
s’arrêteront en manches. Pourtant, la prestation de Cédric est à
saluer. En progression constante sur ses passages, il tente et
réussit plus à chaque fois, notamment en seconde ligne. Il
tenait sa qualification entre les mains jusqu’à sa chute dans le
second virage. Même si le résultat n’est pas là aujourd’hui, il
a démontré un bel engagement sur la piste et une véritable
volonté de se montrer à son avantage.
Andréa et Tony, surpris dès le premier tour après les manches
par des concurrents trop ambitieux sur leurs passages de virage,
finiront leur course au sol.
Les petits nous auront fait connaître le chaud et le froid ce
week-end. Des manches bien maîtrisées le samedi mettaient Ludo
et Mathias aux avants postes. Le scénario de leur élimination
prématurée est similaire. Un mauvais start, des concurrents qui
rabattent. Ludo chute et Mathias est enfermé dans un paquet
duquel il ne pourra jamais s’extraire. La saison commence par
une contre performance qui n’a rien de rédhibitoire sur le
résultat final, mais doit alerter sur les points à travailler au
cours des prochains entraînements.
Sorti des manches le samedi, Pierre ne franchira pas le cap des
1/16ème. Pour une première participation, en âge faible, c’est
déjà bien.
Reste Christophe et White. Arrivés sans entraînement faute de
vélo et de blessure, ils ne passeront pas les manches. Si l’on y
ajoute le handicap des pédales plates pour Jordan on pourrait
imaginer que la partie ne fût pas facile. Ce serait un peu court
comme explication et surtout illusoire. David ayant montré le
jour même qu’après 2 ans sans entraînement il arrivait à tirer
son épingle du jeu et Ronald a maintes fois prouvé que l’on peut
aisément réussir en pédales plates.
La véritable raison se situe au niveau du mental. Les
prestations de Christophe et Jordan aux entraînements montrent
que leur maîtrise technique et leur vélocité doit leur permettre
de faire bien mieux que leur indigente prestation stéphanoise.
Idem pour Marine qui se contentera d’un lot de consolation. La
bise de Matthieu DESPEAUX.
Au terme d’un week-end chargé, les tauliers tiennent la baraque
mais les résultats d’ensemble sont médiocres. Ce constat amer
peut-il rappeler à tous que sans véritable motivation, sans
engagement, sans persévérance, les chances de briller sont
faibles ? Faut-il rappeler aussi que l’objectif de ces pilotes
reste la qualification au championnat d’Europe ? Les routes de
Sandnes et de Serre-Chevalier sont longues et semées d’embûches.
Elles passent par l’Indoor de Saint Etienne. Celui-ci se positionne
à un moment curieux dans la saison. Mais chaque rider en France
en subit les conséquences. Seuls les plus volontaires et les
plus forts mentalement s’en sortent. Cette volonté de bien faire
dans des conditions difficiles est un des éléments essentiels au
résultat. Elle a malheureusement été absente trop souvent ce
dimanche chez nos pilotes petits ou grands. Sans se faire mal en
hiver, pas d’éclosion au printemps. C’est la règle de la
chrysalide du racer. |